12.11.2009
L'hypocrisie rend con
Suis-je donc la seule à trouver le style littéraire de ce billet absolument navrant et son potentiel érotique aussi développé que celui d'une enclume?
De deux choses l'une, soient les lecteurs de Cui sont hypocrites, soient ils sont...
D'un autre côté, quand je lis cette perle "J'aime le pouvoir que sucer un homme me donne " qui me plonge dans des abîmes de perplexité depuis plusieurs jours, je me dis que quelques millénaires de domination masculine ont bien fait leur boulot pour faire croire aux femmes qui sucent qu'elles ont un quelconque pouvoir sur le sucé. Là messieurs, je dis chapeau! Si ça, c'est pas du lavage de cerveau!
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29.06.2009
L'analyse rend con
Se connaître, s’accepter, retrouver l’estime de soi, faire des choses pour soi et non pour les autres, se réconcilier avec soi-même, savoir dire non, savoir où on se situe, s’occuper de son propre bien-être, cesser de culpabiliser.
La thérapie analytique est une leçon permanente d’égoïsme, la méthode Coué du nombrilisme et surtout le plus puissant agent du fameux « lâcher-prise ».
Il est vrai que les personnes égoïstes sont plus heureuses que les autres et celles qui ne se remettent jamais en question, les maîtres de l’univers. Pour accéder à la plénitude, il ne faut jamais culpabiliser. Après s’en être convaincu, on passe expert dans l’art de trouver les arguments pour le faire croire aux autres, en utilisant ce que les avocats de Practice appellent le « B plan » : on fait porter la responsabilité aux autres.
Exemple :
Avant. On fait tomber la casserole de pâtes et on se traite de conne, de moins que rien, de minable même pas foutu de porter une casserole brûlante sans la renverser, pas étonnant que Jules s'éloigne, je suis un tel boulet, etc.
Après. On fait tomber la casserole et on accuse Jules, sa mère ou le chat de ne pas avoir acheté de PQ sur la base du raisonnement suivant : s’ils avaient acheté du PQ, on n’aurait pas eu besoin d’utiliser le sopalin pour les chiottes, résultat on aurait pu essuyer la petite flaque d’eau qu’on a faite par terre dans la cuisine et on n’aurait pas glissé, ni fait le faux mouvement responsable du désastre. Une personne bien analysée, réussit même à faire porter la responsabilité de l’achat de PQ au chat. Si, si.
Bref, on se retrouve exactement à agir comme nos bourreaux agissaient quand nous étions des victimes toujours responsables de tout. On ne culpabilise plus, on fait culpabiliser les autres.
Personnellement, j’appelle ces gens-là des cons.
Et c’est bien parce que je n’avais pas l’intention de virer con que je n’ai pas poursuivi dans la voie de la thérapie.
Et que penser de ceux qui se lancent dans une analyse, c’est-à-dire un passe-temps pendant lequel ils ne feront que parler d’eux, que penser à eux, et où ils ne se préoccuperont que d’eux en permanence ? Car bien évidemment, le jeu consiste à consacrer chaque minute de sa conscience éveillée et même rêveuse à soi-même, à traquer les « signes » pour « mieux (se)comprendre », à chercher des « clefs magiques » qui ouvriraient des coffres remplis de petits Graal, bref, c’est un jeu qui occupe plus sûrement que de monter un perso niveau 80 à WoW (et je sais de quoi je parle ! j’ai une prêtresse de l’Ombre niveau 39, une très belle morte-vivante de la Horde dont je suis assez fière, faudra que je vous en touche deux mots, à l’occasion, d’autant qu’au niveau 40 je pourrai avoir les deux arborescences de l’Ombre et du Sacré, ce qui me permettra d’améliorer mes sorts de soins en donjon, parce que pour l’instant, je suis un peu juste en mana quand le tank agro plus de trois élites en même temps, bref).
Là aussi, j’ai baissé les bras. J’admets être un sujet passionnant, mais passer 24h/24 à ne penser qu’à moi, ça m’a épuisée.
Et quand ça s’arrête, quel bonheur d’être en vacances de soi-même !
Allez les filles, cet été, vous savez où aller : loin de vous…
15:46 Publié dans Ca rend con | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
26.06.2009
L'hommage rend con
"On a tous en nous quelque chose de Mickaël Jackson"
Premier hommage de Fredo paraphrasant Johnny, la classe!
Si c'est pas de l'érudition ça, je m'en coupe une!
(je parle de mes peaux mortes, hein, n'allez pas croire que je suis une fille bizarre...)
12:27 Publié dans Ca rend con | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
23.06.2009
La politique rend con
Frédéric Mitterrand à la Culture, j’applaudis.
Tout simplement parce qu’il est plus agréable d’avoir à ce poste un Ministre érudit qu’un(e) politicien(ne) qui a besoin de fiches pour savoir qui était Tarkovski. Et puis un peu d’élégance, en ces temps d’une rare vulgarité, ça ne peut pas faire de mal.
Quant à ceux qui applaudissent le joli coup d’ouverture, je me marre.
J’aimerais bien savoir depuis quand la famille Mitterrand est de gauche.
Que François, à la droite du Général, ait pris en otage le parti socialiste parce que c’était le seul appareil disponible pour satisfaire ses ambitions personnelles, n’a jamais fait de lui un homme de gauche.
J’aimerais qu’on se souvienne que les années fric, les golden eighties, la gabegie, Tapie, la ghettoïsation des cités et la fabrication du FN, c’était quand même sous son règne d’« après moi le déluge ».
Mais bon. Comment faire admettre à un pays atteint d’une cécité qui confine à la connerie que Tonton était de droite alors qu’on en est encore, 40 ans après, à admirer le monarque absolu de la Vème République qui a ultra-politisé à gauche les syndicats pour les décrédibiliser et muselé tous les contre-pouvoirs en fusionnant de fait l’exécutif et le législatif autour de son unique personne ?
Quand on a encore De Gaulle pour modèle, à droite comme à gauche, faut plus s’étonner de rien, hein.
En ce sens, je vois pas ce qu’on reproche à Sarkozy. Franchement.
A part d’avoir le cynisme un peu trop voyant.
16:11 Publié dans Ca rend con | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
13.01.2009
La Crise rend con
C'est la Crise! Enfin... surtout pour les privilégiés.
Ce billet fait écho aux commentaires de Cui et d’Alex sur le précédent.
(But, nothing personal, les garçons, vous m'avez juste "inspirée"...)
Alors voilà, je connais peu de gens qui claquent des portes quand ils ne sont pas satisfaits de leur boulot.
A part moi.
Je l’ai déjà fait quatre fois.
La plupart de mes relations me traitent d’inconsciente ou de conne, c’est selon.
Ben oui, quand je claque une porte cela veut dire que je démissionne sans filet et sans assédics. J’ai même démissionné de la Fonction Publique.
D’autres comprennent que je suis une joueuse et admirent ma prise de risque, d’autant qu’il m’est arrivé par la suite de remporter des mises.
Et certains respectent mon courage de recommencer à zéro à chaque fois.
Par contre, je ne connais personne qui ait claqué le beignet à un patron humiliant ou des clients tortionnaires sans avoir auparavant assuré ses arrières. Et à vrai dire, je connais peu de gens qui aient fait les démarches nécessaires pour changer de job alors qu’ils ne s’épanouissaient pas dans leur travail.
Par contre, j’en connais beaucoup qui se plaignent.
Et putain, qu’est-ce que ça me gonfle !
C’est quoi cette bande d’assistés qui veut s’éclater dans son boulot mais ne prendre aucun risque ?
Je crois que c’est pour ça que je suis de droite.
Pourquoi ai-je pris tous ces risques alors que je n’ai pas de famille, deux enfants et un ex-mari au RMI ? Peut-être parce que je m’en fous des fringues, des accessoires, des vacances que je ne prends jamais, je m’en fous de camper dans un studio. Peut-être parce que j’ai été élevée en Seine-Saint-Denis et que mon obsession a été de passer le périph’. Peut-être parce que je n’avais rien au départ et donc rien à perdre. Peut-être par haine des nantis, des fils à papa, des privilégiés de toutes sortes. Peut-être par revanche sociale.
Est-ce que j’en suis fière ? Oui, évidemment, je suis fière d’avoir toujours respecté mes convictions et de pouvoir dire que je n’ai jamais été exploitée par un patron. Je suis fière d’avoir toujours fait ce que j’ai voulu.
Est-ce que j’en suis contente aujourd’hui ? Je ne sais pas. Je crois que oui.
Ce que je sais, c’est que je suis épuisée.
Je n’ai pas encore 40 ans mais je suis épuisée et je me dis que j’aimerais bien planctonner quelque part, je me dis qu’il n’y a pas que le boulot dans la vie et que j’aimerais bien me poser.
Et finalement, ceux qui ont salaire à la fin de chaque mois ne savent pas la chance qu’ils ont.
Ils sont des privilégiés.
Ils ne s’en rendent pas compte car ils ont été habitués à leur petit confort et maintenant que c’est la crise, ils flippent, mais ils sont des privilégiés.
Et c’est pour ça que je ne supporte pas ces privilégiés qui se plaignent.
Je ne supporte pas.
(Pour ces raisons, mes amis de gauche, considèrent que ma droititude est une sorte d’anomalie de la nature.)
(PS: je ne maîtrise toujours pas cette putain de police qui a un sacré caractère et change quand bon lui semble à partir de word, j'ai même tenté de passer par le bloc-note, rien n'y fait, les différences de taille ne sont pas de mon fait.)

19:32 Publié dans Ca rend con | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : crise, privilégiés, droite, gauche, merde!
06.11.2008
L'engagement rend con
Il y a beaucoup plus de variations de parcours chez les femmes mais chez les hommes qui ont passé la trentaine, ça fonctionne toujours pareil :
- une rupture à laquelle ils ne s’attendaient pas dans une relation qu’ils imaginaient durable sans trop se poser de questions;
- une remise en question violente : où j’ai merdé ?
- une réponse à cette question en incriminant le quotidien (ou le confort) et la dépendance (ou la fusion) et son corollaire : plus jamais ça.
- des mécanismes de protection et des croyances se mettent en place sur ces bases-là. Ils aboutissent toujours à une indépendance forcenée.
Ensuite, il y a ceux qui ne veulent plus jamais envisager une relation durable et ceux qui veulent mais qui ne peuvent pas, ils veulent, mais ça foire tout le temps. Ca foire, à cause des croyances qu’ils se sont forgées pour répondre à leur remise en question.
En fait, les blessures sentimentales inversent tout. Pour se protéger, on inverse sa propre nature. Quelqu’un de généreux et attentionné devient égoïste, un fonceur devient paralytique, un fantasque devient raisonnable, un amoureux devient sec, etc. et toutes ces belles qualités d’âme sont emmurées sous 3 mètres de béton. Après un échec amoureux, on bascule à l’opposé pour ne plus revivre ça. On prend point par point tout ce qui faisait notre couple et on décide de faire l’inverse. Alors qu’en fait, il faut faire pareil en s’améliorant. Il ne faut « enlever » des choses, il faut au contraire en « rajouter ». Mais ça, ils ne le savent pas.
Et c’est là où se pose la question de « l’engagement », notion éminemment masculine s’il en est.
Pour aimer, il faut accepter le risque que ça ne marche pas, accepter de souffrir encore une fois. On ne peut pas aimer sans risque, en prenant ton temps, par exemple, pour être bien certain de son choix. Ce n’est pas possible. Le temps tue l’amour, il faut toujours se battre contre.
Il faut aussi savoir s’abandonner. Dans abandonner, il y a donner. Savoir donner, savoir s’abandonner. Pour ça, il faut aussi savoir recevoir, il faut des barrières poreuses et pas une coulée de béton.
Or les hommes raisonnent en terme d’engagement. A la vie, à la mort. Ne plus jamais se planter. Ils ont peur. Et on n’y peut rien. Car ce n’est pas la nouvelle femme qui est regardée et acceptée telle qu’elle est, c’est une femme comparée aux autres. Ils ont besoin d’être certains. Il faudrait leur signer un contrat comme quoi on est la femme de leur nouvelle vie. C’est impossible. Alors ils pratiquent « l’attente ». Ils disent : « il faut laisser le temps aux choses ». Ils refusent tout projet commun et traînent des pieds pour laisser la femme pénétrer leur intimité (leurs enfants, leur famille, leurs amis, leurs loisirs). Ils pensent toujours « je ne suis pas prêt », « ce n’est pas le bon moment », « ce n’est pas la bonne personne », « j’ai trop de boulot », etc. Ils épient, guettent et comparent. Ils entretiennent le flou.
Et pourtant, quand on les interroge, ils se disent prêt à aimer. Mais ce n’est pas vrai. Ils vivent toujours avec leurs fantômes passés.
Combien d’hommes m’ont dit : « tu me touches beaucoup » ? Cette phrase me fait horreur. Combien d’hommes m’ont fait attendre un coup de fil, un signe de leur part, pour bien signifier leur indépendance ?
Et puis il y a des cas, rares, très rares, où l’homme n’agit pas comme un consommateur. Il y a des cas où il ne cherche pas à savoir si vous êtes la meilleure offre du marché, celle qui correspond le plus à ses attentes délirantes, si vous êtes la femme de sa vie ou la mère de ses enfants. Il y a des cas, où il ne se pose pas la question. C’est vous et c’est lui. Des cas où pénétrer l’intimité de l’autre se fait tout naturellement sans aucune réflexion préalable. Il n’y a pas d’attente, pas de questions, pas de formulation d’engagement, il y a des cas où on est juste là, à deux.
Par peur de la solitude, on a tendance à l’oublier. Par conditionnement, on croit devoir faire des concessions et tout supporter. Ce n’est pas vrai. Et je le dis aux mamans célibataires dont le sort est terrible car il leur faut trouver un homme qui accepte leur(s) enfant(s). Et combien d’hommes acceptent la femme mais pas la mère ? Ceux qui font cette différence sont de vastes connards. Une femme n’est pas morcelée, c’est un tout et si elle a des enfants, ils font partie intégrante de ce tout. Vous ne pouvez pas choisir qu’un bout, celui qui vous arrange.
J’ai écrit (mal) ce billet en pensant à Llilly. J’espère qu’elle ne le lira pas.
21:36 Publié dans Ca rend con | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : faudrait que je soigne mon style c'est n'importe quoi cette réda, qui veut adopter un lapin nain?
05.09.2008
Le libertinage rend con
Je l’aime bien mon libertin.
Il me fait de la peine à ne penser qu’au cul toute la journée, à montrer son sexe en érection dès qu’une femme accepte de brancher sa webcam, à passer ses soirées sur le Net à chercher des partenaires de club, il me fait de la peine car il ne vit plus que pour ça, mais je l’aime bien.
Non seulement, il est malheureux mais en plus, ça l’a rendu con.
Alors je le distrais, je lui parle de livres, je l’accompagne pour acheter de nouvelles pompes et je lui ai promis de faire les ourlets de ses rideaux. Résultat, il m’appelle pour qu’on déjeune ensemble ou qu’on aille au ciné et moi je l’appelle pour baiser. Ce qu’il fait très bien par ailleurs, il est le seul, en ce moment, à me faire jouir. Cela n’a rien d’étonnant, puisqu’avec lui, il n’y a aucuns sentiments ni enjeu de séduction. J’assiste avec plaisir à sa renaissance à la vie. Il a repris le sport et son niveau de conversation a vachement évolué depuis quelques semaines, c’est bon signe. Il n’insiste presque plus pour que je sois une partenaire échangeable et délaisse ses sites live pour me rejoindre quand je vais me coucher.
Il faut avouer que j’ai quelque expérience en ce domaine. J’en ai déjà guéri un et depuis, il est heureux. Il s’éclate enfin dans son boulot, il sort, il écrit, fait de la photo (même pas érotique) et s’occupe de sa fille trop longtemps délaissée. Oh, ça n’a pas été une mince affaire et ça m’a pris un an. Il a fallu que je l’accompagne partout en respectant les dress code (oui, Valérie n’aime pas les lunettes), que je fasse semblant de m’intéresser (à défaut d’être excitée), que je porte son harnais de lesbienne anglaise (en cuir très doux, très agréable), que je trie tous ses bouquins de cul et les pornos, que je fasse bosser les maths à sa fille et surtout, il a fallu que je l’aime suffisamment pour passer beaucoup de temps à ça. Mais ça a marché. Aujourd’hui, il est heureux et sa fille cartonne en sciences.
Il est évident que je ne peux réserver le même traitement à mon libertin du moment, ça prend trop de temps, trop d’investissement, lui, je ne pourrai pas le sauver.
Mais au moins il se sent moins seul, je suis presque toujours disponible pour lui et moi, j’ai quelqu’un avec qui aller à Ikéa le dimanche.
Et ça, c’est le top !
(NB : pour celles qui sont intéressées, ses coordonnées sont dispos par mail, j’adore rendre service.)
19:13 Publié dans Ca rend con | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : libertin, vacuité


