23.06.2009

La politique rend con

Frédéric Mitterrand à la Culture, j’applaudis.

 

Tout simplement parce qu’il est plus agréable d’avoir à ce poste un Ministre érudit qu’un(e) politicien(ne) qui a besoin de fiches pour savoir qui était Tarkovski. Et puis un peu d’élégance, en ces temps d’une rare vulgarité, ça ne peut pas faire de mal.

 

Quant à ceux qui applaudissent le joli coup d’ouverture, je me marre.

 

J’aimerais bien savoir depuis quand la famille Mitterrand est de gauche.

 

Que François, à la droite du Général, ait pris en otage le parti socialiste parce que c’était le seul appareil disponible pour satisfaire ses ambitions personnelles, n’a jamais fait de lui un homme de gauche.

 

J’aimerais qu’on se souvienne que les années fric, les golden eighties, la gabegie, Tapie, la ghettoïsation des cités et la fabrication du FN, c’était quand même sous son règne d’« après moi le déluge ».

 

Mais bon. Comment faire admettre à un pays atteint d’une cécité qui confine à la connerie que Tonton était de droite alors qu’on en est encore, 40 ans après, à admirer le monarque absolu de la Vème République qui a ultra-politisé à gauche les syndicats pour les décrédibiliser et muselé tous les contre-pouvoirs en fusionnant de fait l’exécutif et le législatif autour de son unique personne ?

 

Quand on a encore De Gaulle pour modèle, à droite comme à gauche, faut plus s’étonner de rien, hein.

 

En ce sens, je vois pas ce qu’on reproche à Sarkozy. Franchement.

 

A part d’avoir le cynisme un peu trop voyant.

 

 

Stabat mater

(blablabla blablabla)

 

-          Et comment ça va ton boulot ?

-          Bof, pas grand chose en ce moment.

 

(blablabla blablabla)

 

-          Et comment ça va ton boulot ?

-          Heu… tu m’as déjà posé la question il y a cinq minutes.

-          Ah bon ?

-          Oui. Tu ne t’en souviens pas ?

-          Non, ben non, tu es sûre ?

-          Oui. Et je t’ai répondu que je n’en avais pas.

-          Ah. Et les enfants, ils font quoi pour les vacances ?

 

Je hais ma mère.

 

Et quand je pense qu’il faudra que je m’occupe d’elle pendant sa vieillesse, ça me fout vraiment les glandes.

16.06.2009

Grosse forme

(Mais non, pas toi !…)

 

Difficile d’avoir la nausée et le désir.

 

Pour pas éclabousser partout, je retiens. Tout. Du coup, plus de désir.

 

Pour pas être repérée, je dis rien. Ca marche bien.

 

Mais suis-je bête ! Suffit de faire comme .* et n’écrire que par allusions. J’aurais dû y penser plus tôt.

 

Du coup, ça me délie.

 

Aujourd’hui, beaucoup de choses se déli(t)ent. (Trop classe, les lettres entre parenthèse qui changent le mot pour profonder lacanement genre j’ai-de-l’esprit-et-je-suis-pas-dupe.)

 

J’ai écrit deux (très) longs mails à A. (Personne connaît le sexe de A. Vu que j’ai parlé de désir avant, on peut penser que c’est du cul, donc un homme et puis à qui une fille écrit-elle deux longs mails si c’est pas à un mec-amant-ex-futur , hein ?)

 

J’ai pleuré à la fin du premier et précisé dans le second. Des mois que je n’avais pas écrit plus de quinze lignes.

 

Au final, j’ai bien formulé et pas du tout progressé. A priori, j’en suis au 240ème jour de détentation. Bientôt, il faudra du Carbone pour dater.

 

Est-ce que A va m’aider ou flipper ?

 

Quoi qu’il en soit, je suis bien contente que L se soit ramassée (là, c’est une fille, je vais quand même pas faire des fautes exprès pour dissimuler). Et deux fois. Avec son histoire de merde. J’avais trop les boules quand elle m’avait dit que c’était emballé. Elle avait dû le sentir, d’ailleurs. Vu qu’elle me l’avait avoué un peu contrainte en faisant une gaffe, suite à notre apéro chiant avec C. Ensuite, elle m’avait appelée deux fois en une semaine. Genre, j’ai un truc à me reprocher. Genre, je suis PdG du CAC et bêtement j’ai dérapé avec mon hélico sur Cendrillon. Deux appels « et comment tu vas » et un mail top déconne, c’est trop marrant l’eurovision (je vous jure !). Mais toujours pas invitée dans sa maison dans laquelle je suis toujours la bienvenue. (Sérieux, je deviens intolérante et pas qu’au gluten mais je commence à avoir envie d’hurler quand une censée super bonne copine qu’on a ramassé mille fois à la cuiller vous dit que vous êtes super trop la bienvenue dans sa maison de campagne mais qu’elle vous invite jamais. Ca me fait penser aussi, que je commence à me méfier des gens qui me font plein de compliments. Avant, je trouvais ça normal, vu que je suis belle, intelligente et pas fauchée, mais j’ai remarqué que c’était un préliminaire de plus en plus admis pour la sodomie avec gravier, donc, vu que je suis pas si intelligente que ça, sinon, j’aurais compris au bout de la 2ème fois et non pas au bout de la 6ème, ben maintenant, je me méfie…)

Bref, ça me faisait mal aux seins son truc pourri. Mais j’avais rien dit et encaissé stoïquement, vu qu’en ce moment, je garde tout. (cf supra pour ceux qui suivent.)

 

Hé hé. Et hier, l’œuf pourri qui a pété au visage. Et je t’appelle pour avoir (gratos, on est copines) mon avis d’experte sur une situation de bouse gluante. Un millième de seconde, je me suis dit qu’il y avait une justice gratuite (oui, parce que la justice payante, ça, je suis au courant, merci). Un millième, juste. Ou juste un millième. (re hé hé. Re retournement de l’adjectif, c’est pas aussi payant que la lettre entre parenthèse sur les blogs, mais bon, ça le fait aussi et puis je m’en fous, personne me connaît, ça évite la honte et les efforts.)

 

A part ça, je suis contre le Gardasil.

 

PS : je fais de gros gros efforts pour avoir une écriture admise dans la blogo pour les états d’Amérique alors un peu d’infulgence merci. Non, c’est pas une erreur de petite frappe. Infulgence. Parfaitrement.