01.12.2009

Ce champ doit être renseigné

-          Salut ma belle, comment ça va ?

-          Très mal, très très mal.

-          Ah ben c’est dommage.

-          Ce qu’il y a de bien avec toi, c’est qu’au moins tu demandes pas pourquoi. Tout le monde me demande, mais qu’est-ce qui se passe ? qu’est-ce qui t’arrive ? comme s’il fallait une raison pour aller mal.

 

Je déjeune avec ma copine qui va très très mal demain. Remarquez, elle ne m’appelle jamais quand elle va très très bien. Tant mieux, les gens qui vont bien sont ennuyeux.

 

Hier.

Vomi dans les draps, même pas eu le temps d’aller aux chiottes. De pire en pire. Mais je sens qu’il se passe un truc de positif.

 

Mon blog a été hacké. Un pseudo cyrillique a posté « ce que je cherchais, merci » sur le billet lvl 46. Une adresse mail inconnue. Puis le com’ a disparu au bout d’une semaine. Comment c’est possible ?

 

Hier.

Pas été très sage en réunion. Je vais encore me faire mal voir. Faut dire que le mec était insupportable. Pas pu m’empêcher.

 

« Il faut te pardonner ».

 

Gros problèmes de nourriture en ce moment, cuisiner m’emmerde et j’en peux plus de bouffer des surgelés.

 

Il se passe des choses.

 

J’aime bien la crème Nivéa pour les mains.

13.11.2009

A toi

Je ne guéris pas de mes morts.

J’en ai pas envie.

Je vis avec eux et aucun psy n’a jamais réussi à me convaincre du contraire même s’ils n’ont que « faire le deuil » à la bouche. Je hais cette phrase, je hais ce concept.

Dans ma carte sim, j’ai toujours le numéro de portable des morts. Ceux-là ne sont pas importants mais j’aime bien, en cherchant un numéro, tomber sur eux de temps en temps.

J’ai mis un peu plus de quinze ans à cesser de pleurer quand je pensais à mon grand-père qui m’a élevée. Sa femme, ma grand-mère, est morte en 2001 et il n’y a pas eu un jour sans que je ne pense à elle. Pourtant, je ne vais jamais sur leur tombe. Je n’y dépose aucune fleur. Ce qui me vaut, chaque année les récriminations familiales, enfin, celles de ma mère, c’est la seule famille ascendante qui me reste. Osef, j’ai pas besoin d’aller sur une tombe le 1er novembre pour penser à eux. Chez moi, je garde comme dans un musée morbide les quelques objets qui me restent d’eux, un vase, un cendrier, un carton de saloperies, des livres aux pages moisies, une bougie, un vide-poche, un cache-pot.

Faire le deuil, ça veut dire oublier.

J’ai pas envie d’oublier.

Il y a aussi les salopards, ceux qui ont fini par crever. Eux non plus, je ne les oublie pas. Et puis ceux qui vont bientôt crever. «Un jour que tu seras assis au bord du fleuve, tu verras le cadavre de ton ennemi passer ». Un truc chinois, à peu de choses près.

J’aime bien les morts.

Je viens de nulle part, ils sont mon passé.

 

 

J'ai un problème

 

Un seul?

 

 

 

10.11.2009

RAID OFF

Raids 25 le dimanche, mardi et jeudi soirs à 21h.

Il est 18h, me suis toujours pas co, j'ai pas fait l'heroday ni Zul Gurub pour farmer la monture avant le reset de demain, j'ai pas fait mes quêtes journas pour la réput du tournoi, j'ai pas lu les strats pour ce soir et je n'ai plus l'énergie de courir les HF.

J'ai envie de boire du whisky et de lire.

J'ai clean toutes les instances LK, j'ai un stuff T9 opti et les compos pour craft la meilleure robe du jeu, la "robe de Merlin" pour casters. J'attends mollement le nouveau patch qui nous excitera pendant quelques semaines, le temps de wipe sur les nouveaux boss et de réactualiser notre stuff.

J'ai envie de boire du whisky et de mater la saison 2 de MI-5

Mes potes et ma guilde s'occupent à reroll, moi j'ai pas le courage.

Boire ou jouer, il faut choisir.

C'est amusant de voir que les problèmes ne font chier que quand on s'en préoccupe. Je ne vois pas pourquoi il faudrait à tout prix les régler puisqu'on vit très bien en les ignorant. Très très bien même. Aujourd'hui, je considère que j'ai une vie très agréable alors que j'ai exactement les mêmes problèmes qu'avant. Je pense même que je suis heureuse.

* * *

(version pour mon public con-sensuel)

Soirées libertines le dimanche, mardi et jeudi soirs à 21h.

Il est 18h, me suis toujours pas épilée, j'ai pas fait mes abblutions ni les courses avant demain jour férié, j'ai pas fait mon courrier, j'ai pas regardé le plan pour ce soir et je n'ai plus l'énergie de courir les boutiques.

J'ai envie de boire du whisky et de lire.

J'ai visité tous les clubs de Paris, j'ai des tiroirs remplis de lingerie, et les accessoires qui vont avec. J'attends mollement l'ouverture du nouveau club qui nous excitera pendant quelques semaines, le temps de découvrir les lieux et de se lasser de leurs installations. 

J'ai envie de boire du whisky et de mater la saison 2 de MI-5

Mes partenaires s'occupent à de nouvelles rencontres, moi j'ai pas le courage.

Boire ou baiser, il faut choisir.

C'est amusant de voir que les problèmes ne font chier que quand on s'en préoccupe. Je ne vois pas pourquoi il faudrait à tout prix les régler puisqu'on vit très bien en les ignorant. Très très bien même. Aujourd'hui, je considère que j'ai une vie très agréable alors que j'ai exactement les mêmes problèmes qu'avant. Je pense même que je suis heureuse.

Sauvage

J'ai passé une nouvelle étape dans l'ennui des autres.

Mes ami(e)s me font chier.

Subir leur conversation sérieuse ou futile m'emmerde au plus au point. J'ai déjà tout entendu. Les gens ne changent pas, reproduisent inlassablement leurs erreurs et leurs réussites, se passionnent pour les mêmes aspirateurs à cervelle depuis dix ans, les voyages contemplatifs ("que c'est beau!"), les randonnées martyres ("j'avais des ampoules plein les pieds mais qu'est-ce que ça fait du bien!"), le sexe ("30ans c'est déjà trop vieux"), les angoisses existentielles ("est-ce que je ressemble à ma mère?"), les angoisses de couple ("mon amant devient trop envahissant"), les angoisses d'enfants ("mon fils va rater sa 4ème"), les angoisses de célibataires ("il m'avait pas dit qu'il était marié"), etc., etc.

Ils ne peuvent pas faire comme moi et se taire?

 

 

14.09.2009

# UN

 

Voir le bout du tunnel.

S’en sortir.

Rebondir.

Toucher le fond.

Renaître à la vie.

S’accepter.

Penser à soi.

Faire des progrès.

Pas à pas.

Etc.

Etc.

Etc.

 

Après deux mois d’absence, les itérations de chacun(e) persistent avec force et courage. Les mêmes formules toutes faites, partout.

Le monde est-il si monotone ? Moi, moi, moi, je, je, je. Je te quitte, tu me baises, je te cherche, tu me chasses. Pitié ! Pi-tié !!!

 

Il faudrait que je fasse des efforts d’humanité.

 

Après tout, vous êtes mes lecteurs.

 

A-venir.

 

Trier les papiers.

Payer les impôts.

Faire les changements d’adresse.

Aller au cinéma tous les jours.

Rappeler les connards, les enculés, les abrutis et l’avocate.

Re-re-arrêter de fumer.

4 heures par jour.

S’inscrire au rassemblement.

Acheter les magazines.

Tournée des docteurs.

Donner signe de vie.

 

Il faut que tu te pardonnes.

 

Prendre les photos et jeter.

07.07.2009

Heal dispo tte instance de son lvl (46)

« Mes p’tits loulous, mes lecteurs adorés,

 

La Next, elle va partir se reposer quelques jours à la campagne pour faire une pause d’indécence (rhooo, j’en vois au fond qui sont bien contents, c’est trop gentil ça). Bah oui, la Next a besoin de se mettre au vert pour revenir avec encore plus d’indécences, car je vous ai pas tout raconté, petits voyeurs curieux. Et pis à la rentrée, vous aurez tout plein de surprises, la Next elle pense à vous, vous savez.

 

Je vous fais plein de poutous, et surtout n’oubliez pas de coquiner, je compte sur vous mes canailloux ;o))) »

 

Mouais. Je me demande à quoi je ressemblerais si je m’exprimais comme ça… En tout cas, ce qui est sûr, c'est que j'aurais une paire de Louboutin. Yessss!

06.07.2009

Le Mec Ennuyeux

La première marche est ici, l’esprit d’escalier a fait le reste.

 

(Je précise que ce billet n’a pas la hauteur du débat interblog suscité par notre muse, MademoiselleSix, débat auquel, malheureusement, je ne peux participer en période prémenstruelle.)

 

Il est bien légitime de se demander qui se cache derrière les blogs, où est la fable, où se situe la réalité, surtout quand l’activité blogguesque est destinée à choper.

 

Aujourd’hui, nous allons voir comment débusquer derrière des lignes flatteuses le Mec Ennuyeux.

 

Tout d’abord, le Mec Ennuyeux se caractérise par une absence totale d’ironie et de distance, voire dans les cas les plus graves, par une absence d’humour. Il aborde chaque billet avec sérieux et respect. D’ailleurs, il respecte tout et met un point d’honneur à donner aux femmes des gages de ce respect. Bien souvent, il les vouvoie et fait l’élégant en ponctuant ses rares incartades visibles de séduction par des « rires » et des « sourires » au lieu de smiler vulgairement comme tout le monde. Oui, le Mec Ennuyeux met un point d’honneur à être élégant.

 

Le Mec Ennuyeux veut bien faire. Cela se repère au niveau de ses commentaires toujours largement consensuels. Il respecte à la lettre les règles de l’échange blogguesque et enrobe chacune de ses éventuelles contradictions par une bonne couche de précautions préalables.

 

Le Mec Ennuyeux n’a rien à dire mais il ne le sait pas. Tout comme la Ménagère de moins de cinquante ans. En ce sens, il est touchant. Il est tellement gentil que personne n’osera jamais lui dire que ses considérations existentielles méritent à peine plus que le beau temps d’être énoncées. Après tout, chacun a le droit de croire qu’il existe et qu’il est unique, on ne va pas faire de la peine au Mec Ennuyeux.

 

Les billets du Mec Ennuyeux se caractérisent donc par une touchante et non moins dérisoire volonté d’abstraction dans l’énonciation de vérités profondes concernant le seul sujet qu’il maîtrise à peu près, à savoir lui-même.

 

Tant que ça reste au niveau virtuel, pas de problème, on se fait la cour, on se dragouille, c’est plaisant et aussi tranquille qu’une flaque d’huile. Certaines femmes, épuisées par le tumulte de leurs vies, meurtries par la rencontre de Connards ou de Pervers Narcissiques, accueillent avec soulagement autant de respect, de galanterie et de politesse. Le Mec Ennuyeux à la posologie d’un Valium est un excellent anxiolytique. Et la femme étant ce qu’elle est dès qu’il s’agit de séduction (ie : aveugle), il n’est pas impossible qu’elle tombe sous le charme du Mec Ennuyeux. D’autant que l’un de ses avantages au pieu est la pratique de très (trop ?) longs cunis.

 

La suite, pas la peine de développer, on la connaît, à l’évidence elle va se lasser.

 

Maintenant, chères lectrices, c’est à vous de voir …

 

02.07.2009

Désordres

Les absents ont toujours tort.

 

Il faut caresser les médiocres.

 

Ce contrat me bouffe la tête, impossible de l’honorer, j’y arrive pas. RV demain avec le mec. Pour lui dire quoi ? J’ai épuisé toutes les excuses depuis trois mois. Son truc, ça m’intéresse pas, c’est compatissant, ça me fait chier, je suis même prête à rembourser l’avance. Mais ce serait encore un échec, je ne peux pas.

 

J’ai grossi et tous les matins j’ai la gueule de bois alors que je ne bois plus, fatigue permanente, j’ai mal à mon corps. Trop fatiguée pour aller faire des analyses. Faudrait prendre le métro à jeun avec cette chaleur.

 

Trouvé des idées pour mon projet perso, hâte de m’y mettre mais il faut finir (et déjà commencer) cette putain de commande misérable que j’ai pris en horreur.

 

Soirée cata avec A et L. On a essayé de rattraper le coup, pas sûre d’y être arrivée. Tant pis. De toutes façons, j’ai pas envie de les faire changer d’avis, je les emmerde. Très mauvais, ça. Je devrais pas. Mais toute ma vie est faite de « je devrais pas ». Et puis L m’a piégée. Décidément, j’ai toujours pas grandi.

 

Recommencé à fumer, plus l’énergie de me battre contre.

 

Les jours passent sans que je ne fasse rien. Même pas le courage de chercher une loc pour les vacances. Quelles vacances ? Je suis toute l’année en vacances.

 

Trois ans que je me suis pas acheté de fringues et toujours pas envie. Une des raisons pour lesquelles je n’ose plus sortir dans le « monde ». Trop honte d’avoir l’air d’une plouc. Trop peur de leur cracher mon mépris à la gueule.

 

Les absents ont toujours tort.

 

« Avant j’avais la honte, maintenant j’ai la haine ».

 

Paralysante.

 

28.06.2009

Cour d'école

 

-          Dis, maman, tu sais comment s'appelle le zizi de Michael Jackson ?

-          Heu, non.

-          « Vérité »

-          Ah.

-          Oui, parce que la vérité sort toujours de la bouche des enfants…

 

 

 

 

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