07.07.2009
Heal dispo tte instance de son lvl (46)
« Mes p’tits loulous, mes lecteurs adorés,
La Next, elle va partir se reposer quelques jours à la campagne pour faire une pause d’indécence (rhooo, j’en vois au fond qui sont bien contents, c’est trop gentil ça). Bah oui, la Next a besoin de se mettre au vert pour revenir avec encore plus d’indécences, car je vous ai pas tout raconté, petits voyeurs curieux. Et pis à la rentrée, vous aurez tout plein de surprises, la Next elle pense à vous, vous savez.
Je vous fais plein de poutous, et surtout n’oubliez pas de coquiner, je compte sur vous mes canailloux ;o))) »
Mouais. Je me demande à quoi je ressemblerais si je m’exprimais comme ça… En tout cas, ce qui est sûr, c'est que j'aurais une paire de Louboutin. Yessss!
18:55 Publié dans Feuilleton | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
06.07.2009
Le Mec Ennuyeux
La première marche est ici, l’esprit d’escalier a fait le reste.
(Je précise que ce billet n’a pas la hauteur du débat interblog suscité par notre muse, MademoiselleSix, débat auquel, malheureusement, je ne peux participer en période prémenstruelle.)
Il est bien légitime de se demander qui se cache derrière les blogs, où est la fable, où se situe la réalité, surtout quand l’activité blogguesque est destinée à choper.
Aujourd’hui, nous allons voir comment débusquer derrière des lignes flatteuses le Mec Ennuyeux.
Tout d’abord, le Mec Ennuyeux se caractérise par une absence totale d’ironie et de distance, voire dans les cas les plus graves, par une absence d’humour. Il aborde chaque billet avec sérieux et respect. D’ailleurs, il respecte tout et met un point d’honneur à donner aux femmes des gages de ce respect. Bien souvent, il les vouvoie et fait l’élégant en ponctuant ses rares incartades visibles de séduction par des « rires » et des « sourires » au lieu de smiler vulgairement comme tout le monde. Oui, le Mec Ennuyeux met un point d’honneur à être élégant.
Le Mec Ennuyeux veut bien faire. Cela se repère au niveau de ses commentaires toujours largement consensuels. Il respecte à la lettre les règles de l’échange blogguesque et enrobe chacune de ses éventuelles contradictions par une bonne couche de précautions préalables.
Le Mec Ennuyeux n’a rien à dire mais il ne le sait pas. Tout comme la Ménagère de moins de cinquante ans. En ce sens, il est touchant. Il est tellement gentil que personne n’osera jamais lui dire que ses considérations existentielles méritent à peine plus que le beau temps d’être énoncées. Après tout, chacun a le droit de croire qu’il existe et qu’il est unique, on ne va pas faire de la peine au Mec Ennuyeux.
Les billets du Mec Ennuyeux se caractérisent donc par une touchante et non moins dérisoire volonté d’abstraction dans l’énonciation de vérités profondes concernant le seul sujet qu’il maîtrise à peu près, à savoir lui-même.
Tant que ça reste au niveau virtuel, pas de problème, on se fait la cour, on se dragouille, c’est plaisant et aussi tranquille qu’une flaque d’huile. Certaines femmes, épuisées par le tumulte de leurs vies, meurtries par la rencontre de Connards ou de Pervers Narcissiques, accueillent avec soulagement autant de respect, de galanterie et de politesse. Le Mec Ennuyeux à la posologie d’un Valium est un excellent anxiolytique. Et la femme étant ce qu’elle est dès qu’il s’agit de séduction (ie : aveugle), il n’est pas impossible qu’elle tombe sous le charme du Mec Ennuyeux. D’autant que l’un de ses avantages au pieu est la pratique de très (trop ?) longs cunis.
La suite, pas la peine de développer, on la connaît, à l’évidence elle va se lasser.
Maintenant, chères lectrices, c’est à vous de voir …
17:22 Publié dans Feuilleton | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
02.07.2009
Désordres
Les absents ont toujours tort.
Il faut caresser les médiocres.
Ce contrat me bouffe la tête, impossible de l’honorer, j’y arrive pas. RV demain avec le mec. Pour lui dire quoi ? J’ai épuisé toutes les excuses depuis trois mois. Son truc, ça m’intéresse pas, c’est compatissant, ça me fait chier, je suis même prête à rembourser l’avance. Mais ce serait encore un échec, je ne peux pas.
J’ai grossi et tous les matins j’ai la gueule de bois alors que je ne bois plus, fatigue permanente, j’ai mal à mon corps. Trop fatiguée pour aller faire des analyses. Faudrait prendre le métro à jeun avec cette chaleur.
Trouvé des idées pour mon projet perso, hâte de m’y mettre mais il faut finir (et déjà commencer) cette putain de commande misérable que j’ai pris en horreur.
Soirée cata avec A et L. On a essayé de rattraper le coup, pas sûre d’y être arrivée. Tant pis. De toutes façons, j’ai pas envie de les faire changer d’avis, je les emmerde. Très mauvais, ça. Je devrais pas. Mais toute ma vie est faite de « je devrais pas ». Et puis L m’a piégée. Décidément, j’ai toujours pas grandi.
Recommencé à fumer, plus l’énergie de me battre contre.
Les jours passent sans que je ne fasse rien. Même pas le courage de chercher une loc pour les vacances. Quelles vacances ? Je suis toute l’année en vacances.
Trois ans que je me suis pas acheté de fringues et toujours pas envie. Une des raisons pour lesquelles je n’ose plus sortir dans le « monde ». Trop honte d’avoir l’air d’une plouc. Trop peur de leur cracher mon mépris à la gueule.
Les absents ont toujours tort.
« Avant j’avais la honte, maintenant j’ai la haine ».
Paralysante.
11:28 Publié dans Feuilleton | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
01.07.2009
Consommation durable
Bien évidemment, je ne suis pas bêtement contre la thérapie analytique.
J’ai été suivie pendant 3 ans par un psychiatre et un psychothérapeute au Centre Médico Psychiatrique (CMP) de mon quartier. Les six premiers mois, j’allais même prendre mes médocs là-bas tous les jours, en même temps que les patients de l’hôpital de jour. C’était bien, ça recadrait. Attendre avec des gens qui bavent ou qui se pissent dessus, ça recadre. Et puis l’équipe d’infirmier(e)s était vraiment bien. D’ailleurs, ils étaient tous formidables dans ce CMP, des vrais pros qui m’ont accueillie en mille morceaux et qui m’ont accompagnée sur le chemin de la guérison.
Ils m’ont réconciliée avec les charlatans que j’avais pu fréquenter auparavant, de ceux qui sont pas remboursés par la sécu parce que pour une thérapie il faut « payer », c’est Freud et Lacan qui l’ont dit. Là, au CMP, c’est entièrement gratuit, on donne même pas sa carte vitale. N’importe quel pauvre même sans CMU peut y aller. Evidemment, ils sélectionnent les patients et choisissent ceux qui en ont vraiment besoin. Exit les thérapies de « confort » pour les états d’âme de midinette. Au CMP, il n’y a que des malades.
D’un autre côté, dans le privé, on fait bien ce qu’on veut avec son argent. Certains le claquent en restos, d’autres en sorties, livres, plan culs, voyages, etc. d’autres chez le psy, j’ai rien à dire à ça.
Mais ce qui m’exaspère, c’est le diktat du Bien-Etre élevé au rang de norme, l’ultra-consommation de Bien-Etre onaniste à tous les étages (qui passe également par les soins pour la peau, les massages, les huiles essentielles, les spas, la relaxation, la réflexologie, les tisanes bios, etc.), ce terrorisme intellectuel qui stigmatise le moindre doute et la plus petite tristesse existentielle en maladie à soigner. Comme si, il n’était pas normal de souffrir en ce monde, de ne pas réussir à faire un deuil, de ne plus avoir de désir, plus d’énergie, plus d’envies. Comme si il n’était pas normal de rater, alors que c’est la réussite qui est rare.
Aujourd’hui, on peut tout s’acheter, on peut tout avoir avec de l’argent. Dans cette condition de l’offre gigantesque de course au bonheur, il est impensable, si l’on a l’argent, de ne pas être heureux. Les psys participent largement à cette vaste fumisterie, en faisant croire que la souffrance n’est pas un état « normal ». Alors que c’est la sérénité et la plénitude qui sont des états exceptionnels. Bref, les thérapie et analyse de « confort » pour bobos à l’âme en faisant la promesse du bien-être rendent les gens encore plus malheureux car on leur dit « c’est pas normal que tu souffres » et « c’est pas étonnant vu tes traumatismes de la petite enfance ». Car là est la beauté du foutage de gueule : on a tous des traumas. On ne peut donc que croire ces gens qui nous promettent des jours meilleurs.
Il y a donc les malades, qui ont besoin de la thérapie pour guérir et les autres qui s’offrent cette gâterie.
Comment savoir si on est malade ? C’est très simple : un état d’âme devient pathologique dès lors qu’il empêche d’avoir une vie sociale normale, c’est-à-dire, dès qu’on n’est plus capable de travailler ou d’avoir des relations sociales (amour, amitié) tant la souffrance prend le dessus.
Tout le reste, c’est de l’allégeance au capitalisme impérialiste galopant, de la soumission au marketing du « bien-être », du luxe et un passe-temps dont on pourra éventuellement se servir comme caution pour faire chier son entourage ou se faire plaindre.
10:12 Publié dans Pensées | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note


