30.06.2009
Imagine
La mort de Michael Jackson m’indiffère totalement, à sa sortie, Thriller m’avait donné envie d’être punk.
Ses déboires judiciaires m’indiffèrent vaguement, il a été acquitté après que les plaignants se soient rétractés suite à l’indemnité qu’il leur a versée la veille du jugement. Dans ces affaires, je ne peux cependant pas m’ôter de l’esprit que les parents peu scrupuleux logés dans le pavillon des invités n’aient pas tout simplement « vendu » leurs enfants.
Mais, je ne peux que compatir à l’angoisse de l’artiste. Le jeune homme avait plus de talent que n’importe qui, mais contrairement à Madonna ou d’autres, il n’a pas travaillé, vivant sur son don et ses facilités. La qualité des albums qui ont suivi Thriller s’est détériorée jusqu’au dernier, qui est franchement une grosse daube. Le talent l’avait déserté. Nul doute qu’il le savait et que ça l’angoissait. Criblé de dettes, pressé par ses banquiers pour trouver du pognon, il a finalement accepté ces 50 concerts, sachant qu’il ne pourrait pas les honorer ne serait-ce qu’à cause de sa faiblesse physique. Côté show qu’avait Michael dans ses baloches ? Rien. Queud. Même pas le début d’une chorégraphie d’une intro. Il avait viré ses musiciens il y a quatre semaines. Il se rendait au studio de repet pour donner le change aux journalistes mais n’y faisait rien.
Alors je peux imaginer l’angoisse du type qui est obligé de faire des concerts pour gagner du pognon, qui sait qu’il n’a plus de talent, plus de musiciens, pas de spectacle et qui sait que dans trois semaines la vérité éclatera en faisant de lui le plus gros escroc après Madoff (40 millions de dollars de billets vendus, pour éponger ses dettes de quelques 160 millions…).
Avec une telle pression, pas étonnant que le cœur lâche.
La mort lui a permis de se sortir dignement de ce sale pétrin.
Sa disparition me laisse indifférence mais pas l’horreur de sa souffrance.
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29.06.2009
L'analyse rend con
Se connaître, s’accepter, retrouver l’estime de soi, faire des choses pour soi et non pour les autres, se réconcilier avec soi-même, savoir dire non, savoir où on se situe, s’occuper de son propre bien-être, cesser de culpabiliser.
La thérapie analytique est une leçon permanente d’égoïsme, la méthode Coué du nombrilisme et surtout le plus puissant agent du fameux « lâcher-prise ».
Il est vrai que les personnes égoïstes sont plus heureuses que les autres et celles qui ne se remettent jamais en question, les maîtres de l’univers. Pour accéder à la plénitude, il ne faut jamais culpabiliser. Après s’en être convaincu, on passe expert dans l’art de trouver les arguments pour le faire croire aux autres, en utilisant ce que les avocats de Practice appellent le « B plan » : on fait porter la responsabilité aux autres.
Exemple :
Avant. On fait tomber la casserole de pâtes et on se traite de conne, de moins que rien, de minable même pas foutu de porter une casserole brûlante sans la renverser, pas étonnant que Jules s'éloigne, je suis un tel boulet, etc.
Après. On fait tomber la casserole et on accuse Jules, sa mère ou le chat de ne pas avoir acheté de PQ sur la base du raisonnement suivant : s’ils avaient acheté du PQ, on n’aurait pas eu besoin d’utiliser le sopalin pour les chiottes, résultat on aurait pu essuyer la petite flaque d’eau qu’on a faite par terre dans la cuisine et on n’aurait pas glissé, ni fait le faux mouvement responsable du désastre. Une personne bien analysée, réussit même à faire porter la responsabilité de l’achat de PQ au chat. Si, si.
Bref, on se retrouve exactement à agir comme nos bourreaux agissaient quand nous étions des victimes toujours responsables de tout. On ne culpabilise plus, on fait culpabiliser les autres.
Personnellement, j’appelle ces gens-là des cons.
Et c’est bien parce que je n’avais pas l’intention de virer con que je n’ai pas poursuivi dans la voie de la thérapie.
Et que penser de ceux qui se lancent dans une analyse, c’est-à-dire un passe-temps pendant lequel ils ne feront que parler d’eux, que penser à eux, et où ils ne se préoccuperont que d’eux en permanence ? Car bien évidemment, le jeu consiste à consacrer chaque minute de sa conscience éveillée et même rêveuse à soi-même, à traquer les « signes » pour « mieux (se)comprendre », à chercher des « clefs magiques » qui ouvriraient des coffres remplis de petits Graal, bref, c’est un jeu qui occupe plus sûrement que de monter un perso niveau 80 à WoW (et je sais de quoi je parle ! j’ai une prêtresse de l’Ombre niveau 39, une très belle morte-vivante de la Horde dont je suis assez fière, faudra que je vous en touche deux mots, à l’occasion, d’autant qu’au niveau 40 je pourrai avoir les deux arborescences de l’Ombre et du Sacré, ce qui me permettra d’améliorer mes sorts de soins en donjon, parce que pour l’instant, je suis un peu juste en mana quand le tank agro plus de trois élites en même temps, bref).
Là aussi, j’ai baissé les bras. J’admets être un sujet passionnant, mais passer 24h/24 à ne penser qu’à moi, ça m’a épuisée.
Et quand ça s’arrête, quel bonheur d’être en vacances de soi-même !
Allez les filles, cet été, vous savez où aller : loin de vous…
15:46 Publié dans Ca rend con | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
28.06.2009
Cour d'école
- Dis, maman, tu sais comment s'appelle le zizi de Michael Jackson ?
- Heu, non.
- « Vérité »
- Ah.
- Oui, parce que la vérité sort toujours de la bouche des enfants…
12:15 Publié dans Feuilleton | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.06.2009
L'hommage rend con
"On a tous en nous quelque chose de Mickaël Jackson"
Premier hommage de Fredo paraphrasant Johnny, la classe!
Si c'est pas de l'érudition ça, je m'en coupe une!
(je parle de mes peaux mortes, hein, n'allez pas croire que je suis une fille bizarre...)
12:27 Publié dans Ca rend con | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
23.06.2009
La politique rend con
Frédéric Mitterrand à la Culture, j’applaudis.
Tout simplement parce qu’il est plus agréable d’avoir à ce poste un Ministre érudit qu’un(e) politicien(ne) qui a besoin de fiches pour savoir qui était Tarkovski. Et puis un peu d’élégance, en ces temps d’une rare vulgarité, ça ne peut pas faire de mal.
Quant à ceux qui applaudissent le joli coup d’ouverture, je me marre.
J’aimerais bien savoir depuis quand la famille Mitterrand est de gauche.
Que François, à la droite du Général, ait pris en otage le parti socialiste parce que c’était le seul appareil disponible pour satisfaire ses ambitions personnelles, n’a jamais fait de lui un homme de gauche.
J’aimerais qu’on se souvienne que les années fric, les golden eighties, la gabegie, Tapie, la ghettoïsation des cités et la fabrication du FN, c’était quand même sous son règne d’« après moi le déluge ».
Mais bon. Comment faire admettre à un pays atteint d’une cécité qui confine à la connerie que Tonton était de droite alors qu’on en est encore, 40 ans après, à admirer le monarque absolu de la Vème République qui a ultra-politisé à gauche les syndicats pour les décrédibiliser et muselé tous les contre-pouvoirs en fusionnant de fait l’exécutif et le législatif autour de son unique personne ?
Quand on a encore De Gaulle pour modèle, à droite comme à gauche, faut plus s’étonner de rien, hein.
En ce sens, je vois pas ce qu’on reproche à Sarkozy. Franchement.
A part d’avoir le cynisme un peu trop voyant.
16:11 Publié dans Ca rend con | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
Stabat mater
(blablabla blablabla)
- Et comment ça va ton boulot ?
- Bof, pas grand chose en ce moment.
(blablabla blablabla)
- Et comment ça va ton boulot ?
- Heu… tu m’as déjà posé la question il y a cinq minutes.
- Ah bon ?
- Oui. Tu ne t’en souviens pas ?
- Non, ben non, tu es sûre ?
- Oui. Et je t’ai répondu que je n’en avais pas.
- Ah. Et les enfants, ils font quoi pour les vacances ?
Je hais ma mère.
Et quand je pense qu’il faudra que je m’occupe d’elle pendant sa vieillesse, ça me fout vraiment les glandes.
13:57 Publié dans Feuilleton | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.06.2009
Grosse forme
(Mais non, pas toi !…)
Difficile d’avoir la nausée et le désir.
Pour pas éclabousser partout, je retiens. Tout. Du coup, plus de désir.
Pour pas être repérée, je dis rien. Ca marche bien.
Mais suis-je bête ! Suffit de faire comme .* et n’écrire que par allusions. J’aurais dû y penser plus tôt.
Du coup, ça me délie.
Aujourd’hui, beaucoup de choses se déli(t)ent. (Trop classe, les lettres entre parenthèse qui changent le mot pour profonder lacanement genre j’ai-de-l’esprit-et-je-suis-pas-dupe.)
J’ai écrit deux (très) longs mails à A. (Personne connaît le sexe de A. Vu que j’ai parlé de désir avant, on peut penser que c’est du cul, donc un homme et puis à qui une fille écrit-elle deux longs mails si c’est pas à un mec-amant-ex-futur , hein ?)
J’ai pleuré à la fin du premier et précisé dans le second. Des mois que je n’avais pas écrit plus de quinze lignes.
Au final, j’ai bien formulé et pas du tout progressé. A priori, j’en suis au 240ème jour de détentation. Bientôt, il faudra du Carbone pour dater.
Est-ce que A va m’aider ou flipper ?
Quoi qu’il en soit, je suis bien contente que L se soit ramassée (là, c’est une fille, je vais quand même pas faire des fautes exprès pour dissimuler). Et deux fois. Avec son histoire de merde. J’avais trop les boules quand elle m’avait dit que c’était emballé. Elle avait dû le sentir, d’ailleurs. Vu qu’elle me l’avait avoué un peu contrainte en faisant une gaffe, suite à notre apéro chiant avec C. Ensuite, elle m’avait appelée deux fois en une semaine. Genre, j’ai un truc à me reprocher. Genre, je suis PdG du CAC et bêtement j’ai dérapé avec mon hélico sur Cendrillon. Deux appels « et comment tu vas » et un mail top déconne, c’est trop marrant l’eurovision (je vous jure !). Mais toujours pas invitée dans sa maison dans laquelle je suis toujours la bienvenue. (Sérieux, je deviens intolérante et pas qu’au gluten mais je commence à avoir envie d’hurler quand une censée super bonne copine qu’on a ramassé mille fois à la cuiller vous dit que vous êtes super trop la bienvenue dans sa maison de campagne mais qu’elle vous invite jamais. Ca me fait penser aussi, que je commence à me méfier des gens qui me font plein de compliments. Avant, je trouvais ça normal, vu que je suis belle, intelligente et pas fauchée, mais j’ai remarqué que c’était un préliminaire de plus en plus admis pour la sodomie avec gravier, donc, vu que je suis pas si intelligente que ça, sinon, j’aurais compris au bout de la 2ème fois et non pas au bout de la 6ème, ben maintenant, je me méfie…)
Bref, ça me faisait mal aux seins son truc pourri. Mais j’avais rien dit et encaissé stoïquement, vu qu’en ce moment, je garde tout. (cf supra pour ceux qui suivent.)
Hé hé. Et hier, l’œuf pourri qui a pété au visage. Et je t’appelle pour avoir (gratos, on est copines) mon avis d’experte sur une situation de bouse gluante. Un millième de seconde, je me suis dit qu’il y avait une justice gratuite (oui, parce que la justice payante, ça, je suis au courant, merci). Un millième, juste. Ou juste un millième. (re hé hé. Re retournement de l’adjectif, c’est pas aussi payant que la lettre entre parenthèse sur les blogs, mais bon, ça le fait aussi et puis je m’en fous, personne me connaît, ça évite la honte et les efforts.)
A part ça, je suis contre le Gardasil.
PS : je fais de gros gros efforts pour avoir une écriture admise dans la blogo pour les états d’Amérique alors un peu d’infulgence merci. Non, c’est pas une erreur de petite frappe. Infulgence. Parfaitrement.
18:36 Publié dans Feuilleton | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


